L’anguille

Pleine saison •

Pêche occasionnelle

Hors saison

Saisonnalité

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  • Estuaire de la Gironde
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Anguille dans une bourgne

L’anguille est pêchée au stade « anguille jaune », mais également au stade « civelle », qui est l’alevin de l’anguille. Il est interdit de pêcher l’anguille lorsqu’elle repart vers la mer pour se reproduire : on l’appelle alors « anguille argentée », ou « anguille de dévalaison ».

L’anguille est un poisson migrateur amphihalin, c’est à dire qu’il réalise certains stades de sa vie en eau douce, et d’autres en eau salée. Contrairement à la majorité des autres migrateurs amphihalins, comme le saumon ou la lamproie, l’anguille se reproduit en mer. C’est dans la mer des Sargasses en Atlantique Ouest, à 6 000 km de nos côtes, qu’elle se reproduit, par de grandes profondeurs (400 à 700 mètres) !
Les larves migrent alors passivement au gré des courants marins, jusqu’à atteindre nos côtes : on estime que leur voyage dure entre 1 et 3 ans. Là, grâce aux marées, elles entrent dans les estuaires comme celui de la Gironde ou les baies comme le bassin d’Arcachon, et remontent vers les habitats dans lesquels elles pourront se nourrir et grandir pendant parfois plus de 15 ans !

En savoir plus sur la biologie de l’anguille européenne : consulter la fiche IFREMER

La pêche des anguilles jaunes

L’anguille jaune est pêchée dans le bassin d’Arcachon et dans l’estuaire de la Gironde. Les engins de pêche utilisés sont principalement les bourgnes, les verveux, et la palangre dans une moindre mesure.

La pêche de l’anguille est soumise à détention de licence de pêche CMEA.

Nom latin

Anguilla anguilla

Le saviez-vous?

Le plan de gestion Anguille

L’anguille, autrefois très abondante à travers toute l’Europe, est en déclin. Les causes de ce déclin sont multiples et sont loin de concerner uniquement la pêche professionnelle : disparition des zones humides, fragmentation des habitats (obstacles à la migration comme des barrages ou des seuils), contamination (PCB, métaux lourds) et pollutions des milieux, passage dans les turbines hydroélectriques, pêche de loisir et professionnelle, maladies, parasitisme, ou encore introduction d’espèces envahissantes.

Aujourd’hui, c’est la dégradation des habitats, tant en quantité qu’en qualité, qui constitue le facteur limitant de l’espèce.

Les anguilles appartiennent à une seule population répartie sur l’ensemble du continent européen : la gestion de cette espèce ne concerne pas que la Gironde, ni même la France, mais bien la Communauté européenne. C’est pourquoi le règlement européen n°1100/2007 du 18 septembre 2007 institue des mesures de reconstitution du stock d’anguilles à l’échelle communautaire, et impose à chaque Etat membre d’élaborer et de mettre en œuvre un plan de gestion national, agissant sur l’ensemble des causes de mortalité de l’anguille. Il impose d’autre part aux pays de l’UE autorisant la pêche de la civelle (dont la France), de réserver 60 % de leur production à des fins de repeuplement dans les eaux européennes à l’horizon 2013 (50% pour la saison 2012-3013).

 Le plan français de gestion de l’anguille (PGA), approuvé par l’Europe, le CIEM et les 27 Etats membres le 15 février 2010, prévoit notamment de :

  • réduire la mortalité par pêche à l’horizon 2012 de 30 % pour les stades Anguille jaune et Anguille argentée et de 40% pour la civelle. La profession considère que ces objectifs sont très largement atteints ;
  • réserver à des fins de repeuplement sur les bassins français entre 5 et 10 % de la production nationale civellière, encadrée par un système de quotas. Un cahier des charges strict encadre le montage, la réalisation et le suivi de chaque opération de repeuplement en France.

Idée recette

Coupée en tronçons et cuite à la plancha avec une persillade, l’anguille est délicieuse !